mercredi 16 octobre 2024

Le budget du ministre

Bruno Le Maire a obtenu un poste de professeur d’économie et de géopolitique à l’université de Lausanne, pour un salaire en francs suisses non communiqué. À ses étudiants, il va enseigner qu’il ne sait toujours pas ce qu’est un ultra-riche.

Il n’est en effet pas possible de clairement distinguer un ultra-pauvre d’un pauvre, un pauvre d’un moyennement riche, un moyennement riche d’un très riche et un très riche d’un ultra-riche. Tout est une question de curseur. En fait, il existe un continuum de la richesse dans la population, ce qui permet de dire qu’il n’y a ni riche ni pauvre.

Les pauvres étant infiniment plus nombreux que les riches, imposer les pauvres rapporte plus que taxer les riches.

Tailler dans les dépenses publics, supprimer des trains, diminuer le nombre de fonctionnaires dans les hôpitaux, les écoles, les gendarmeries, est la solution la plus juste socialement, puisqu’elle touche tout le monde, les riches comme les pauvres.

Si les riches s’appauvrissent, le ruissellement sur les pauvres sera réduit à quelques gouttes de liquidité.

Les ménages les plus aisés, soit 0,3 ou 0,6% de la population, seront priés de bien vouloir consentir à un léger effort fiscal pour combler une toute partie de la dette, sous la forme d’une augmentation minime de leur impôt, limitée dans le temps, douce, indolore, si bien qu’ils ne s’apercevront même pas qu’ils consentent un sacrifice pour sauver la nation de la banqueroute.

La gauche voudrait augmenter les impôts des plus riches ; la droite refuse qu’on augmente les impôts de tous les Français. On voit bien qui parle au nom de l’égalité et du bien commun.



 

 

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