« Je n’ai publié qu’un seul livre, mais je
suis un auteur très particulier : tous les personnages de mon livre sont
déjà morts. Ma vie en a été bouleversée, car j’ai décidé de leur rester fidèle
et de faire de mon mieux pour que la communauté internationale mette fin à
cette guerre. […] Quand les gens sont exécutés sur un territoire déterminé et à
cause de leur nationalité, on peut parler de “génocide”. La destruction englobe
des enfants, des femmes, même des femmes enceintes, n’importe qui. J’ai vu de
mes yeux des fosses communes où tous les cadavres avaient manifestement été
torturés et certains même scalpés. Leurs mains et leurs pieds étaient attachés
avec du fil de fer. C’étaient des tortures médiévales, des amputations. Je peux
éventuellement comprendre que l’armée russe considère tous les hommes comme des
combattants en puissance, mais, quand on voit dans les fosses des cadavres de
femmes et d’enfants, on sait qu’il s’agit d’un génocide. »
La journaliste russe Anna Politkovskaya parlait de
ce qu’elle avait vu en Tchétchénie, au 68e congrès du PEN international
qui s’est tenu à Londres en 2001. C’était cinq ans avant son assassinat. Comme
on peut le constater, les choses ont bien changé en Ukraine, aujourd’hui.
dimanche 8 mai 2022
samedi 7 mai 2022
Le narratif poutinien, 43. Tatouages
Dans les camps de filtration, les soldats russes obligent
les Ukrainiens à se déshabiller complètement, surtout les Ukrainiennes, surtout
les jeunes Ukrainiennes. Ils cherchent des tatouages. Les jeunes Ukrainiennes
restent nues pendant des heures devant une armée de soldats russes qui scrutent
chaque centimètre de peau. Certains soldats zélés poussent les investigations
plus loin, dans les replis intimes où peuvent se dissimuler des tatouages
nazis. Ces Ukrainiennes sont vicieuses.
Quand un soldat russe trouve un tatouage nazi, il le gratte jusqu’au sang. C’est une méthode efficace pour lutter contre la nazification des esprits.
Le soldat du groupe Wagner qui a cassé le crâne d’un Ukrainien à coup de crosse pour s’assurer qu’aucune croix gammée n’était gravée dans sa cervelle n’a rien trouvé.
Quand un soldat russe trouve un tatouage nazi, il le gratte jusqu’au sang. C’est une méthode efficace pour lutter contre la nazification des esprits.
Le soldat du groupe Wagner qui a cassé le crâne d’un Ukrainien à coup de crosse pour s’assurer qu’aucune croix gammée n’était gravée dans sa cervelle n’a rien trouvé.
vendredi 6 mai 2022
Le narratif poutinien, 42. Les excuses du tsar
Le tsar Vladimir premier a présenté ses excuses au
Premier ministre israélien après les propos sur le « sang juif » d’Hitler,
tenus par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Labrov, affectueusement surnommé
par son entourage « Droopy chien triste ».
Le tsar Vladimir premier a présenté ses excuses au président Volodimir Zelensky pour avoir dit que l’Ukraine n’existait pas et qu’elle était peuplée de nazis, et pour avoir envahi un pays démocratique et souverain.
Le tsar Vladimir premier a présenté ses excuses à la Communauté internationale en raison du désordre mondial causé par l’agression de l’Ukraine, s’engageant à un cessez-le-feu immédiat et au retrait des troupes russes avant la parade du 9 mai.
Le tsar Vladimir premier a présenté ses excuses au président Volodimir Zelensky pour avoir dit que l’Ukraine n’existait pas et qu’elle était peuplée de nazis, et pour avoir envahi un pays démocratique et souverain.
Le tsar Vladimir premier a présenté ses excuses à la Communauté internationale en raison du désordre mondial causé par l’agression de l’Ukraine, s’engageant à un cessez-le-feu immédiat et au retrait des troupes russes avant la parade du 9 mai.
jeudi 5 mai 2022
Le narratif poutinien, 41. Juif et nazi
Sergueï Labrov n’a pas été bien compris par le gouvernement d’Israël,
quand il a fait cette déclaration, le 1er mai : «
Zelensky est juif. Ce
fait ne permet pas de nier qu’il y a des éléments nazis en Ukraine. Je crois
qu’Hitler avait aussi du sang juif. » Il a ajouté : «: Depuis
longtemps, nous entendons les sages juifs dire que les plus grands antisémites
sont les Juifs eux-mêmes. »
Le service de la communication du ministère des Affaires étrangères a commenté ainsi les propos du Ministre pour mieux les faire comprendre. Hitler avait du sang juif et il a voulu éliminer les juifs. Pourquoi ? par haine de soi. Il a fait payer aux Juifs la détestation de lui-même.
Zelensky est juif et il soutient des idées nazies, alors que, s’il avait eu comme un autre la haine de soi, il aurait dû retourner contre la partie juive en lui la partie nazie pour s’éliminer lui-même, et ainsi il n’y aurait pas de conflit entre l’Ukraine qui n’existe pas et la Sainte Russie.
La propagande occidentale qui soutient que le tsar Vladimir a du sang ukrainien disent n’importe quoi. Le tsar Vladimir a du sang russe depuis la nuit des temps. N’ayant pas de sang juif ni ukrainien, il n’est pas antisémite et il peut éliminer les nazis ukrainiens avec toute sa force.
Le service de la communication du ministère des Affaires étrangères a commenté ainsi les propos du Ministre pour mieux les faire comprendre. Hitler avait du sang juif et il a voulu éliminer les juifs. Pourquoi ? par haine de soi. Il a fait payer aux Juifs la détestation de lui-même.
Zelensky est juif et il soutient des idées nazies, alors que, s’il avait eu comme un autre la haine de soi, il aurait dû retourner contre la partie juive en lui la partie nazie pour s’éliminer lui-même, et ainsi il n’y aurait pas de conflit entre l’Ukraine qui n’existe pas et la Sainte Russie.
La propagande occidentale qui soutient que le tsar Vladimir a du sang ukrainien disent n’importe quoi. Le tsar Vladimir a du sang russe depuis la nuit des temps. N’ayant pas de sang juif ni ukrainien, il n’est pas antisémite et il peut éliminer les nazis ukrainiens avec toute sa force.
mercredi 4 mai 2022
Le narratif poutinien, 40. Musique
Le conseiller culturel du Kremlin a décoré le journaliste de
Radio-Classique qui, présentant un programme de musique ukrainienne, répétait
entre chaque morceau « la musique adoucit les mœurs ». Les Ukrainiens
ont en effet bien besoin d’écouter de la musique pour adoucir leurs mœurs, pas
leur musique dégénérée, s’entend, mais la bonne musique russe.
Voilà longtemps que le groupe décadent de rock, Pink Floyd, n’avait pas chanté. Ils ont trouvé un prétexte pour revenir avec une nouvelle chanson de propagande, « Hey, Hey, Rise Up ! » (« Hey, Hey, Lève-toi ! »), mais comme ils n’ont plus de voix, ils ont pris celle d’Andriy Khlyvnyuk, du groupe ukrainien Boombox, ce chanteur qui chante tout seul, autrefois devant des salles sans auditeur, maintenant sur une place de Kiev vide. Il entonne « The Red Viburnum In The Meadow », une vieille chanson de la Première Guerre mondiale que plus personne ne connaît. Et que dit-elle ? « Notre glorieuse Ukraine est contrariée par quelque chose […] Pour une raison quelconque, notre glorieuse Ukraine est en deuil. » Ils ne savent même pas ce qui les contrarie et pourquoi ils sont en deuil. Et ils continuent à chanter dans le désert, sans une oreille pour les écouter.
Le sifflement d’un missile sera toujours plus agréable à l’oreille d’un vrai Russe de la Sainte Russie que les concerts de ces solistes et de ces orchestres qui continuent à jouer sous les bombes, comme l’orchestre du Titanic.
Tel hymne, tel peuple. L’hymne d’un pays qui n’existe pas dit des choses qui ne sont pas : « L’Ukraine n’est pas encore morte / Ni la gloire ni la liberté de l’Ukraine ne sont mortes », mais on sent que ces faibles sentent que c’est pour bientôt. Tandis qu’un grand peuple sûr de lui s’épanouit dans son chant patriotique : « Ô Russie, notre puissance sacrée / […] « Sois glorieuse, notre libre Patrie, / Alliance éternelle de peuples frères ! » L’Ukraine peut se réjouir d’abandonner bientôt son hymne noir pour un autre qui parle de liberté et de fraternité.
Voilà longtemps que le groupe décadent de rock, Pink Floyd, n’avait pas chanté. Ils ont trouvé un prétexte pour revenir avec une nouvelle chanson de propagande, « Hey, Hey, Rise Up ! » (« Hey, Hey, Lève-toi ! »), mais comme ils n’ont plus de voix, ils ont pris celle d’Andriy Khlyvnyuk, du groupe ukrainien Boombox, ce chanteur qui chante tout seul, autrefois devant des salles sans auditeur, maintenant sur une place de Kiev vide. Il entonne « The Red Viburnum In The Meadow », une vieille chanson de la Première Guerre mondiale que plus personne ne connaît. Et que dit-elle ? « Notre glorieuse Ukraine est contrariée par quelque chose […] Pour une raison quelconque, notre glorieuse Ukraine est en deuil. » Ils ne savent même pas ce qui les contrarie et pourquoi ils sont en deuil. Et ils continuent à chanter dans le désert, sans une oreille pour les écouter.
Le sifflement d’un missile sera toujours plus agréable à l’oreille d’un vrai Russe de la Sainte Russie que les concerts de ces solistes et de ces orchestres qui continuent à jouer sous les bombes, comme l’orchestre du Titanic.
Tel hymne, tel peuple. L’hymne d’un pays qui n’existe pas dit des choses qui ne sont pas : « L’Ukraine n’est pas encore morte / Ni la gloire ni la liberté de l’Ukraine ne sont mortes », mais on sent que ces faibles sentent que c’est pour bientôt. Tandis qu’un grand peuple sûr de lui s’épanouit dans son chant patriotique : « Ô Russie, notre puissance sacrée / […] « Sois glorieuse, notre libre Patrie, / Alliance éternelle de peuples frères ! » L’Ukraine peut se réjouir d’abandonner bientôt son hymne noir pour un autre qui parle de liberté et de fraternité.
mardi 3 mai 2022
Le narratif poutinien, 39. Wagner (Richard)
Les décadents d’Occident croient que le nom de l’entreprise de sécurité
privée « Wagner » est un acronyme, la première syllabe
« Wa » pour « War », etc.
Mais non, c’est bien le musicien, Richard. Le commandant du groupe des mercenaires, Dmitri Outkine, est un grand amateur de musique. Il aime la musique militaire, mais aussi Wagner. Il adore Wagner, comme Hitler adorait Wagner, pour les mêmes raisons.
Hitler appréciait le compositeur antisémite parce qu’il exaltait les mythes germaniques. L’histoire ayant de ces ruses et de ces ironies, on peut aujourd’hui se réclamer de Wagner et combattre le nazisme caché sous le patriotisme ukrainien.
Ce n’est pas parce que Le Crépuscule des dieux se termine par l’effondrement du Walhalla où siègent les dieux qu’il faut y voir une prophétie.
Avec ses cuivres et sa grosse caisse, la musique de Wagner est assez forte pour couvrir les cris des nazis qu’on fait parler.
« Quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir l’Ukraine » (Woody Allen, à peu près).
Mais non, c’est bien le musicien, Richard. Le commandant du groupe des mercenaires, Dmitri Outkine, est un grand amateur de musique. Il aime la musique militaire, mais aussi Wagner. Il adore Wagner, comme Hitler adorait Wagner, pour les mêmes raisons.
Hitler appréciait le compositeur antisémite parce qu’il exaltait les mythes germaniques. L’histoire ayant de ces ruses et de ces ironies, on peut aujourd’hui se réclamer de Wagner et combattre le nazisme caché sous le patriotisme ukrainien.
Ce n’est pas parce que Le Crépuscule des dieux se termine par l’effondrement du Walhalla où siègent les dieux qu’il faut y voir une prophétie.
Avec ses cuivres et sa grosse caisse, la musique de Wagner est assez forte pour couvrir les cris des nazis qu’on fait parler.
« Quand j’écoute trop Wagner, j’ai envie d’envahir l’Ukraine » (Woody Allen, à peu près).
dimanche 1 mai 2022
Le narratif poutinien, 38. Comparaison est raison
Les vies et travaux d’Adof H. et du tsar Vladimir premier présentent un
certain nombre de points communs. On ne peut pas en tirer de conclusions
définitives, mais quand même, il existe des coïncidences troublantes.
D’après des historiens sérieux, Adolf H. était doté d’un seul testicule et d’un tout petit pénis (7 cm en érection, la largeur d’un téléphone portable). Ceci expliquerait peut-être cela. Les médecins légistes se pencheront bientôt sur les mensurations du tsar Vladimir.
Adolf H. n’était pas grand, Vladimir est plus petit. Ceux qui sont obligés de lever les yeux pour regarder les autres rêvent de les voir un jour ramper à leurs pieds.
Dans sa jeunesse, Adoph H. a été amoureux transi de la belle Stefanie Isak, un nom qui sonne juif. Quand elle détournait ses regards, il était « prêt à se détruire et à détruire le monde entier », d’après son ami August Kubizek. L’Ukrainienne qui a éconduit Vladimir quand il n’était pas encore tsar préfère conserver l’anonymat.
Adolf H. a été recalé à l’examen d’entrée des Beaux-Arts. Il aurait pu être un peintre estimable. Vladimir a raté sa carrière d’espion. À défaut, les deux se sont recasés dans la politique.
Adolf H. (1889-1945) s’est suicidé en disant : « Si la guerre est perdue, peu m'importe que le peuple périsse. Ne comptez pas sur moi pour verser une seule larme. Il ne mérite pas mieux. » Les historiens du futur rapporteront les derniers mots du tsar Vladimir (1952-2022) : « Peu m’importe que le monde périsse. Il ne mérite pas mieux. Même le peuple russe : il ne me méritait pas. »
D’après des historiens sérieux, Adolf H. était doté d’un seul testicule et d’un tout petit pénis (7 cm en érection, la largeur d’un téléphone portable). Ceci expliquerait peut-être cela. Les médecins légistes se pencheront bientôt sur les mensurations du tsar Vladimir.
Adolf H. n’était pas grand, Vladimir est plus petit. Ceux qui sont obligés de lever les yeux pour regarder les autres rêvent de les voir un jour ramper à leurs pieds.
Dans sa jeunesse, Adoph H. a été amoureux transi de la belle Stefanie Isak, un nom qui sonne juif. Quand elle détournait ses regards, il était « prêt à se détruire et à détruire le monde entier », d’après son ami August Kubizek. L’Ukrainienne qui a éconduit Vladimir quand il n’était pas encore tsar préfère conserver l’anonymat.
Adolf H. a été recalé à l’examen d’entrée des Beaux-Arts. Il aurait pu être un peintre estimable. Vladimir a raté sa carrière d’espion. À défaut, les deux se sont recasés dans la politique.
Adolf H. (1889-1945) s’est suicidé en disant : « Si la guerre est perdue, peu m'importe que le peuple périsse. Ne comptez pas sur moi pour verser une seule larme. Il ne mérite pas mieux. » Les historiens du futur rapporteront les derniers mots du tsar Vladimir (1952-2022) : « Peu m’importe que le monde périsse. Il ne mérite pas mieux. Même le peuple russe : il ne me méritait pas. »
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