On se réjouirait presque à l’idée
que le néo-fasciste Trump fasse enlever un dictateur et éliminer un guide suprême
bourreau de son peuple, mais après, que les peuples se débrouillent : une
dictature obéissante dans un pays pétrolier offre plus de stabilité pour les
affaires que le pire des régimes qui s’appelle la démocratie. Et pour les
Iraniens, descendez dans la rue, prenez le gouvernement, on arrive, armons-nous
et partez.
On se réjouirait presque à l’idée
que Poutine ne bouge pas pour l’Iran. La Russie peut désormais se passer de ses
drones ; elle les fabrique elle-même. Accessoirement, l’armée rouge,
incapable de kidnapper Zelensky en son palais le premier jour de l’opération
militaire spéciale, a été humiliée par cette armée yankee capable d’un coup de
main dans la résidence de Caracas et de décapiter le régime des Mollahs en une
seule frappe.
On se réjouirait presque que l’autre
allié indéfectible de l’Iran, la Chine, ne bouge pas non plus. On aménage un
bunker sous Zhongnanhai, à côté de la Cité interdite, pour protéger tonton Xi d’un
missile, après l’invasion de Taïwan.
Trump l’avait bien dit :
comme l’Académie Nobel lui a refusé son prix, il n’est plus tenu de se « sentir
obligé de penser exclusivement à la paix ». D’ailleurs le Conseil de la
Paix, créé par lui, dirigé par lui, présidé à vie par lui, sera rebaptisé
Conseil de la Guerre, comme le Département de la Défense est devenu le
Département de la Guerre.