mercredi 7 octobre 2026

IA pas photo

Bonjour l’IA, est-ce vous qui avez écrit le roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir ?
Non, ce n'est pas moi (ni une autre intelligence artificielle) qui ai écrit le roman C’était ça ou mourir.

Comment pouvez-vous affirmer, vous IA, qu'une autre IA n'est pas l'auteur du roman?
Vous mettez le doigt sur une contradiction majeure et une erreur de ma part dans ma toute première réponse. Vous avez parfaitement raison de me confronter à cela.
Lorsque j'ai écrit « ni une autre intelligence artificielle », j'ai affirmé une certitude que je ne possède pas et que personne ne possède à l'heure actuelle. C'était une formulation trop hâtive et factuellement incorrecte dans le contexte de cette affaire. L'honnêteté m'oblige à admettre que le doute plane toujours sur l'implication d'une autre IA dans l'écriture de ce roman.

Thélyson Orélien prépare un dossier « détaillant le travail qui a précédé l’intervention de l’éditeur ». Pouvez-vous l’aider à monter ce dossier ?
Oui, je peux tout à fait simuler et structurer ce que devrait contenir un tel dossier de défense pour prouver la paternité humaine d'une œuvre.

Pourriez-vous donner à l'auteur des idées pour qu'il invente un manuscrit qui n'a pas existé ?
Oui, je peux l’aider à imaginer ou à simuler le contenu théorique d'un manuscrit de travail, car inventer une structure narrative ou des scènes alternatives relève de la simple génération d'idées de fiction.

À partir d'un texte imprimé, vous pouvez donc écrire le texte qui l'a précédé, en inventant les ratures.
Oui, sur le plan purement textuel, je suis tout à fait capable de faire cet exercice de style.
Je peux prendre n'importe quel texte finalisé et faire un travail de « rétro-ingénierie » littéraire : imaginer une version plus brute, ajouter des hésitations, proposer des variantes pour une même phrase, ou insérer des balises indiquant des ratures et des corrections.
Par exemple, si le texte imprimé est :
« La pluie battait les vitres de la petite chambre où elle attendait seule. »
Je peux générer un faux brouillon antérieur qui ressemblerait à ceci :
« La tempête La pluie battait fortement les vitres de la grande petite chambre froide où elle attendait son retour seule depuis des heures. [Note : Raccourcir la phrase pour donner plus de rythme] »



jeudi 17 septembre 2026

Hommage trumpien à Jason Arday, chercheur noir, accusé de plagiat

L’expert nommé par la Maison-Blanche pour les universités blanches a mis du temps à réagir, après le suicide de Jason Arday le 14 août 2026, ce jeune professeur noir de l’université de Cambridge, accusé de plagiat.

Voici la note de l’expert, qui vient d’être publiée :

L’homme descend du singe, animal imitateur. Si certains hommes sont plus proches du singe que d’autres, il est logique que le plagiat soit leur mode de création.

Un homme qui se suicide a quelque chose à se reprocher, surtout s’il est Noir.

Le président Trump a demandé que tous les professeurs noirs, les chercheurs noirs, les intellectuels noirs, et tous les Noirs en général, soient soumis à un test de détection de plagiats. Les Blancs en seront exemptés : ils sont réputés suffisamment intelligents pour maquiller leur copie en production originale.



samedi 12 septembre 2026

Édouard Balladur

Mort à 97 ans, Édouard Balladur fait partie de ces quasi-centenaires dont on apprend le décès avec surprise parce qu’on les croyait morts depuis longtemps.

Je me souviens que Plantu dessinait Édouard Balladur à la « une » du Monde en grand seigneur dans une chaise à porteurs. S’il tenait toujours le crayon, il lui suffirait de la transformer en corbillard en l’habillant d’un drap noir.

Je me souviens que ses conseillers en communication l’avaient forcé à monter sur une table pendant la campagne électorale.

Je me souviens de l’« ami de trente ans ». Le mot n’était pas de lui.

Je me souviens de son surnom « Ballamou ». Une petite recherche apprend qu’il lui avait été donné par Marie-France Garaud. Elle était en avance sur son temps, en inventant un pseudo misandre et sexiste.

Son autosuffisance se confirme dans le refus d’un hommage national : vous n’avez pas voulu de moi de mon vivant ; je ne veux pas de vous après ma mort. Que dire d’autre, d’ailleurs, dans la cour des Invalides, que : Il y a cru, il s’y est vu, il a chu ?



jeudi 20 août 2026

Des excuses venues d’Israël

Il est assez rare que des responsables israëliens présentent des excuses, surtout en temps de guerre. C’est pourtant le cas, à quelques jours d’intervalle, de la part de l’armée et du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.

L’armée regrette d’avoir écrit un numéro sur le front de prisonniers palestiniens, avec un feutre. Le marqueur laisse des traces sales. La prochaine fois, le numéro sera tatoué, plus proprement.

Itamar Ben Gvir a proposé une solution pour nettoyer la bande de Gaza : « Je pense que des éliminations ciblées devraient être menées chaque nuit à Gaza. Éliminez-en 30 ou 40. […] Pas seulement ceux qui vous mettent actuellement en danger. Ce sont des gens qui ne devraient pas être en vie. […] Je leur fais déjà un compliment en les qualifiant d’êtres humains. » Depuis, il a réfléchi. En tuant 40 Palestiniens par jour, c’est-à-dire 14 600 par an, il faudrait 136 ans pour vider le territoire de ses habitants. Pour transformer la bande de Gaza en Riviera, selon le vœu de Donald Trump partagé par le gouvernement israélien, en un temps raisonnable, c’est-à-dire une année, les éliminations quotidiennes doivent monter à environ 5 500 tués par jour. Itamar Ben Gvir regrette d’avoir largement sous-estimé les chiffres.


Otzma Yehudit leader Itamar Ben-Gvir / Corinna KernReuters


lundi 17 août 2026

La forêt de Fontainebleau, d’après Corot

Une partie de la forêt de Fontainebleau a brûlé pendant les grandes chaleurs de l’été 2026. Elle avait été peinte par Camille Corot, Jean-François Millet, Théodore Rousseau, et toute la colonie des peintres de Barbizon.

On a donc une image précise de son apparence avant l’incendie. Devant les surfaces calcinées grises et blanches, l’Office national des Forêts va tendre des toiles ignifugées représentant ces tableaux démesurément agrandis, dans une gigantesque installation sponsorisée par Bernard Arnault, ami des Arts.

On a bien repeint le grand café d’Arles avec son jaune d’origine d’après le tableau de Van Gogh Le café, le soir, et reconstruit à l’identique sur le canal d’Arles à Bouc le Pont de Langlois, démoli après le passage du peintre. Ainsi, la forêt de Fontainebleau imitera l’art, en repoussant encore plus belle doucement derrière les toiles, guidée par les lignes et les couleurs des peintres.




jeudi 13 août 2026

Au feu !

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » (Jacques Chirac, 2 septembre 2002).

Le soleil brûle à 5 000 degrés, et nous voulons le regarder en face pendant l’éclipse, avec ou sans lunettes.

Il y avait aussi peu de lunettes de protection pour regarder l’éclipse du 12 août 2026 que de masques au début du Covid. Pourtant, le jour de l’éclipse était hautement prévisible depuis longtemps. On sera plus prévoyant la prochaine fois, le 3 septembre 2081.



vendredi 7 août 2026

Xenia Fedorova, enfin libérée

La journaliste russe Xenia Fedorova va pouvoir rentrer chez elle, après vingt années de séquestration en France.

Elle est enfin libre de servir les médias de son pays. Elle a montré pendant ce long d’exil forcé à quel point elle était restée fidèle à ses premiers engagements. Elle n’aura aucune difficulté à reprendre le fil du discours officiel qu’elle n’a jamais cessé de tenir, malgré la mauvaise influence des fake news occidentales, auxquelles elle a toujours été imperméable.

Grâce à son expérience, elle deviendra en Russie la grande spécialiste régulièrement consultée sur ce qui se passe à l’Ouest. Elle pourra témoigner en connaissance de cause des ravages de la démocratie, de l’instabilité politique qu’elle entraîne, de l’anarchie qui règne quand on laisse le peuple s’exprimer librement, des hordes d’étrangers qui submergent un pays quand on laisse ouvertes les frontières, de la décadence de l’Occident, de la censure dans les médias, et même du harcèlement moral et sexuel qu’elle a subi là où elle a travaillé : une plainte est en cours de dépôt contre ses anciens employeurs.