dimanche 1 mars 2026

Géopolitique à trois bandes

On se réjouirait presque à l’idée que le néo-fasciste Trump fasse enlever un dictateur et éliminer un guide suprême bourreau de son peuple, mais après, que les peuples se débrouillent : une dictature obéissante dans un pays pétrolier offre plus de stabilité pour les affaires que le pire des régimes qui s’appelle la démocratie. Et pour les Iraniens, descendez dans la rue, prenez le gouvernement, on arrive, armons-nous et partez.

On se réjouirait presque à l’idée que Poutine ne bouge pas pour l’Iran. La Russie peut désormais se passer de ses drones ; elle les fabrique elle-même. Accessoirement, l’armée rouge, incapable de kidnapper Zelensky en son palais le premier jour de l’opération militaire spéciale, a été humiliée par cette armée yankee capable d’un coup de main dans la résidence de Caracas et de décapiter le régime des Mollahs en une seule frappe.

On se réjouirait presque que l’autre allié indéfectible de l’Iran, la Chine, ne bouge pas non plus. On aménage un bunker sous Zhongnanhai, à côté de la Cité interdite, pour protéger tonton Xi d’un missile, après l’invasion de Taïwan.

Trump l’avait bien dit : comme l’Académie Nobel lui a refusé son prix, il n’est plus tenu de se « sentir obligé de penser exclusivement à la paix ». D’ailleurs le Conseil de la Paix, créé par lui, dirigé par lui, présidé à vie par lui, sera rebaptisé Conseil de la Guerre, comme le Département de la Défense est devenu le Département de la Guerre.